Textes disparus ?

Hé oui, j’ai vu. Ou plutôt je ne vois plus rien.

En tout les cas ce n’est pas moi.

Bizarre…

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Bonjour tout le monde !

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La plus grande démocratie du monde….

Reuters le 10/02/2010 à 11:41

Un photographe de Reuters libéré par l’armée US en Irak :

 

BAGDAD, 10 février (Reuters) – L’armée américaine a libéré mercredi en Irak un photographe-caméraman de Reuters qu’elle détenait depuis près d’un an et demi sans chef d’inculpation. "Comment décrire mes sentiments ? C’est comme de naître une seconde fois", a déclaré Ibrahim Djassam Mohamed en retrouvant sa famille. Djassam, ressortissant irakien et journaliste indépendant qui a fourni à Reuters des photos et des vidéos, avait été arrêté le 2 septembre 2008 à son domicile de Mahmoudiya, au sud de Bagdad, lors d’une opération des forces américaines et irakiennes. En septembre 2009, un an après son arrestation, un porte-parole de l’armée américaine avait seulement dit que ce qu’on lui reprochait était lié aux "activités des insurgés" mais relevait du secret militaire. Reuters avait fait valoir que l’armée américaine abusait de ses pouvoirs et enfreignait l’esprit d’un accord irako-américain sur le statut des forces conclu en 2008, qui prévoyait qu’elle remette aux autorités de Bagdad les Irakiens qu’elle détient pour qu’ils soient jugés par leur pays ou libérés. (Souadad al Salhy, Philippe Bas-Rabérin pour le service français) Service informations générales. tel 01 49 49 53 34. Reuters Messaging: philippe.bas-raberin.reuters.com@reuters.net))


© 2010 Reuters Limited

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Pourquoi le Nouvel Ordre Mondial c’est pas bien.

le syndrôme de l’Île de Pacques

http://blog.turgot.org/index.php?post/Tremeau-2

Extrait:

« Penser c’est comparer » disait André Malraux. Pour bien étudier et comprendre un système complexe ne faut-il pas privilégier la diversité des approches plutôt que de tenter d’uniformiser celle-ci ?

En comparant les résultats de son voisin avec les nôtres on peut progressivement sélectionner les bonnes options et rejeter les mauvaises.

Mais si l’on ne peut plus comparer, on ne pense plus et on prend le grand risque de se tromper, tous ensemble, comme les habitants de l’île de Pâques.
Le syndrome de l’île de Pâques

Le livre de Jared Diamond (Effondrement : comment les sociétés décident de leur disparition ou de leur survie) mentionné par Daniel Cohen est effectivement captivant. L’auteur y décrit de nombreux exemples « de sociétés incapables de faire face aux défis auxquels elles sont confrontées » et qui finissent par disparaître. Mais ce qui a tué toutes ces civilisations et en particulier les Pascuans, n’est-ce pas avant tout leur isolement (les Pascuans ont vécu de l’an 900 à l’année 1722 totalement coupés du reste du monde), qui les a conduits à une uniformité dans leur comportement ? En ne pouvant pas comparer leur attitude avec celles d’autres communautés ils se sont lentement enfoncés dans « l’erreur systémique » qui les a conduit à une déforestation massives tout en consacrant une énergie quasi-mystique à l’édification de leur statues de pierre.

Ainsi, faut-il vraiment souhaiter, comme Daniel Cohen, que les grands Etats fabriquent « une sorte de directoire du monde pour maintenir un équilibre coopératif entre les nations » et que ce même directoire doive « imposer des contraintes écologiques et les faire respecter » ?

Il est en apparence « tentant » qu’un directoire à l’échelle du monde s’occupe de tous nos problèmes. Ce serait tellement plus simple ! Mais l’unicité de ce pouvoir décisionnel, qui imposera sa vision des choses à toute l’humanité, nous plongera inévitablement dans le risque systémique. Nous ne pourrons pas comparer la pertinence de ses décisions avec celles des habitants de Mars ou de Saturne et la société humaine finira probablement du « syndrome de l’île de Pâques ».

Ne faudrait-il pas, face à tous ces systèmes complexes, favoriser au contraire la diversité des approches afin de sélectionner les bonnes recettes tout en rendant chaque acteur responsable de ses choix ?

Dans le domaine de la régulation économique n’aurait-il pas mieux valu dire aux banques : « Faites ce que vous voulez, ne respecter pas le ratio engagement financiers / fond propres si vous le souhaitez, lancez-vous dans le produits dérivés si cela vous chante… etc., mais soyez responsables ! Si vous vous plantez, tant pis pour vous, on vous laissera faire faillite ». De cette façon, les banquiers (et leur clientèle) auraient progressivement découvert les bonnes et les mauvaises règles de gestion au gré des succès et échecs des uns ou des autres, selon le principe de la « destruction créatrice » cher à Schumpeter.

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EUROPE LIBERTICIDE

Sources : France 24 du 20/01/10

http://www.france24.com/fr/20100119-Italie-adoption-decret-regulation-publication-videos-internet-tolle-liberte-expression

 

L’entrée en vigueur d’un décret régulant la publication de vidéos sur Internet provoque un tollé

 

À la veille de l’entrée en vigueur d’un décret stipulant que les internautes devront obtenir l’aval du ministère des Communications avant de publier des vidéos sur Internet, la Toile italienne s’enflamme.

Par Nicolas DE SCITIVAUX (texte)

 

La liberté d’expression des internautes italiens est-elle remise en question ? C’est, en tous cas, ce qu’affirment certaines associations et certains hommes politiques après que le Parlement italien a adopté, en décembre dernier, le décret 169 – dit "décret Romani" – qui régule la publication de vidéos sur Internet.

Le texte prévoit que les Italiens sollicitent l’aval du ministère des Communications s’ils veulent "diffuser et distribuer des images animées, accompagnées ou non de son, sur Internet". Ce décret doit repasser devant une commission de l’Assemblée nationale, à la demande de l’opposition, avant de pouvoir entrer en vigueur.

Si le secrétaire d’État en charge des Communications, Paolo Romani, défend bec et ongle son décret, affirmant qu’il ne fait qu’appliquer la directive européenne 2007/65/CE sur les droits de diffusion, l’association Articolo21 estime, elle, que ce texte ne concerne pas la diffusion de contenus sur Internet. Et dénonce, dans un communiqué, une extension de "la discipline rigide du droit d’auteur aux fournisseurs Internet, à travers des dispositions dont les effets rappellent ceux de la controversée loi française [Hadopi, ndlr]". "[Ce décret] étend aussi le droit de correction aux journaux télévisés retransmis sur le Web […], ouvrant ainsi la voie à la possibilité de bâillonner tout type de contenu en ligne", poursuit-elle.

Contacté par France 24.com, Christian Engström, député européen du Parti Pirate, partage cette inquiétude. "Il est très inquiétant qu’un État membre de l’Union européenne commence à restreindre les conditions d’utilisation d’Internet, déplore-t-il. Nous souhaitons que l’Europe soit en pointe en matière de législation numérique, et il est déprimant de voir que certaines capitales veuillent nous faire revenir 20 ans en arrière. Il s’agit ici clairement d’une interprétation douteuse de la directive [européenne 2007/65/CE, ndlr]."

Un précédent dangereux ?

La France, où la loi Hadopi est entrée en vigueur en début d’année, pourrait bien prendre le même chemin que son voisin transalpin. En janvier dernier, lors d’une interview accordée à Radio Classique, le porte-parole de l’UMP, Frédéric Lefebvre, avait évoqué l’idée que le CSA (Conseil supérieur de l’audiovisuel) contrôle les contenus diffusés sur Internet, dans le but de "protéger les enfants".

Pour Laurent Le Besnerais, co-fondateur de l’Institut pour les libertés et la citoyenneté numérique (Ilcn), le risque existe effectivement. "Le but de la majorité, en France, n’est pas de s’arrêter à la loi Hadopi, explique-t-il à France 24.com. Elle veut aussi mettre en place la loi Lopsi [loi d’orientation et de programmation pour la sécurité intérieure, ndlr], qui contient tout un volet sur la pédopornographie sur Internet. L’intention est louable, certes, mais l’absence totale de transparence sur la façon dont les sites jugés dangereux seront désignés pose problème."

Le projet de loi Lopsi prévoit, notamment, un filtrage des sites indésirables, ce qui représente une atteinte directe au concept de neutralité des réseaux, estime encore Laurent Le Besnerais. Qui conclut : "Si l’on suit le discours de M. Lefebvre, oui, le contrôle de l’Internet par le CSA deviendra possible. La France se retrouvera alors dans le même cas que l’Italie."

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Gouvernement Mondial

Jean ZIEGLER

LES NOUVEAUX MAÎTRE DU MONDE et ceux qui leur résistent

Trente années d’une campagne mensongère par les pouvoirs publics et les médias ont réussi à imposer dans la pensée collective des Français la croyance que toute association, toute relation, serait potentiellement dangereuse dès lors qu’elle dévie d’un supposé « consensus social au niveau des valeurs et de la conception de la normativité  ». Face à cette conception unilatérale, le CICNS a pour mission d’informer et de présenter une autre version de la réalité, afin que chacun puisse décider pour lui-même si ces « sectes dangereuses », que nul n’a pu jusqu’ici définir, existent réellement et quel est le véritable enjeu de la « lutte contre les dérives sectaires ».

Dans une même aspiration à lutter contre le mensonge, Jean Ziegler, rapporteur spécial des Nations unies pour le droit à l’alimentation de 2000 à 2008, décrit et dénonce les injustices de ce monde, dans de nombreux ouvrages dont certains lui ont valu plusieurs procès pour diffamation : « Incapables de combattre sur le plan des idées, ils n’ont d’autre ressource que d’attaquer ma personne, de détruire ma crédibilité.» (février 2007, hebdomadaire Lausanne Cités).

Le livre de Jean Ziegler nous montre que la barbarie moderne de l’exploitation de l’homme par l’homme s’est institutionnalisée au niveau mondial, prenant de façon hypocrite le masque de « l’ordre des choses ».

Pourtant, aujourd’hui, un nombre sans cesse croissant de personnes s’insurgent avec vigueur contre l’injustice et la misère, pour former une « nouvelle société civile planétaire ». Nous pensons qu’un jour, ce grand mouvement alternatif rejoindra le grand mouvement solidaire de tous les mouvements spirituels dans une même aspiration pour un monde plus fraternel et plus juste.

Il est intéressant de noter la similitude des méthodes employées pour défendre bec et ongles une idéologie dominante contre les forces de changement. Qu’il s’agisse de défendre le capitalisme néolibéral contre d’autres conceptions du partage ou du vivre ensemble, ou de défendre une version étriquée et pervertie de la laïcité à travers la lutte antisectes, les angles d’attaque sont les mêmes.


« En ce début de millénaire, les oligarchies capitalistes transcontinentales règnent sur l’univers. […] Leur pratique quotidienne et leurs discours de légitimation sont radicalement contraires aux intérêts de l’immense majorité des habitants de la Terre ».

« La mondialisation réalise la fusion progressive et forcée des économies nationales dans un marché capitaliste mondial et un cyberespace unifié.  […] Ce processus provoque une formidable croissance des forces productives. D’immenses richesses sont créées à chaque instant.  […] Des individus sont désormais plus riches que des États. […] Mais les charniers aussi gagnent du terrain. Les Quatre Cavaliers de l’Apocalypse du sous-développement sont la faim, la soif, les épidémies et la guerre. Ils détruisent chaque année plus d’hommes, de femmes et d’enfants que la boucherie de la Seconde Guerre mondiale pendant six ans. […] La réalité du monde mondialisé consiste en une succession d’îlots de prospérité et de richesse, flottant dans un océan de peuples à l’agonie. »

« Août 1991 est une date charnière. Ce mois-là, l’URSS implosa. […] La fin de la bipolarité du monde fit se lever un immense espoir. Des millions d’hommes et de femmes à travers la planète crurent sincèrement que la liberté triomphait, que l’aube d’un monde civilisé, démocratique, ordonné selon le droit et la raison, s’annonçait. […] Or, les oligarchies du capital financier désormais triomphantes, ont pris à cette époque une décision aux conséquences encore incalculables aujourd’hui : pour organiser la nouvelle société mondiale, elles ont refusé de s’en remettre aux organisations multilatérales existantes, telles que l’ONU, à ses vingt-deux organisations spécialisées ou aux organisations intergouvernementales plus anciennes (Cour d’arbitrage de La Haye, Union interparlementaire, etc.). […] En choisissant l’empire américain contre la démocratie planétaire, les maîtres du monde ont fait reculer l’humanité de plusieurs siècles. » 

« Le dogme ultralibéral prôné par les dirigeants de Washington et de Wall Street est inspiré par un formidable égoïsme, un refus presque total de toute idée de solidarité internationale et une volonté absolue d’imposer leurs propres vues aux peuples de la planète. »

« Quelle est la définition que l’empire donne des terroristes et du terrorisme ? Elle est d’une touchante simplicité : est considéré comme terroriste tout homme, toute organisation, toute entreprise que nous désignons comme tels. »

« Les maîtres règnent sur l’univers autant par leurs énoncés idéologiques que par la contrainte économique ou la domination militaire qu’ils exercent. La figure idéologique qui guide leur pratique porte un nom anodin : « Consensus de Washington. » Il s’agit d’un ensemble d’accords informels […] conclus tout au long des années quatre-vingt et quatre-vingt-dix entre les principales sociétés transcontinentales, banques de Wall Street, Federal Reserve Bank américaine et organismes financiers internationaux (Banque mondiale, Fonds monétaire international, etc.). […]  Ses principes fondateurs […] visent à obtenir, le plus rapidement possible, la liquidation de toute instance régulatrice, étatique ou non, la libéralisation la plus totale et la plus rapide possible de tous les marchés (des biens, des capitaux, des services, des brevets, etc.) et l’instauration à terme d’une stateless global governance, d’un marché mondial unifié et totalement autorégulé. Le Consensus de Washington vise à la privatisation du monde. »

« En se réfugiant derrière des « lois du marché » aveugles et anonymes, la dictature du capital impose sa vision d’un monde clos et désormais immuable. Elle récuse toute initiative humaine, toute action historique issue de la tradition subversive du non encore existant, de l’inachevé, en bref : de l’utopie. Elle exclut l’avenir. […] La naturalisation de l’économie est l’ultime ruse de l’idéologie néolibérale. »

« La mono-identité est l’exact contraire d’une nation, d’une société démocratique, d’un être social vivant, né de la capitalisation des appartenances et des héritages culturels divers, librement assumés. Sous l’effet de la privatisation du monde et de l’idéologie néolibérale qui la fonde, la société meurt peu à peu. »

« Le néolibéralisme opère en se servant du mot « liberté ». […] Liberté totale pour chacun, égalité des chances et perspectives de bonheur pour tous. […] Pratiquement tous les théorèmes sur lesquels repose l’idéologie de la mondialisation sont contredits par la réalité. »

« Des années-lumière séparent ainsi les spéculateurs sans scrupules, les marchands d’armes ou les trafiquants d’êtres humains d’un grand patron catholique français ou d’un banquier calviniste genevois […]. Et pourtant, l’un et l’autre parle le langage de leur idéologie : « misère résiduelle », disent-ils. »

« […] Pour un milliardaire, l’argent n’a rien – ou très peu – à voir avec la satisfaction des besoins, aussi luxueux qu’ils soient. […] L’argent produit de l’argent. L’argent est un moyen de domination et de pouvoir. La volonté de domination est inextinguible. Elle ne rencontre pas de limites objectives. […] L’argent de la corruption et du pillage des États du tiers-monde par les dictateurs autochtones et leurs complices est une des grandes sources de la fabuleuse richesse du paradis helvétique. »

« À partir d’un certain volume d’affaires, les dirigeants d’un empire financier, d’une société transcontinentale ne peuvent se permettre d’agir selon la morale. Leur progression constante, la survie et la constante extension de leur empire exige une conduite totalement amorale. »

 « Les prédateurs ne se rattachent à aucune école de pensée, ne plongent leurs racines dans aucune aventure collective, ne connaissent pas d’horizon historique, ne concluent d’alliance qu’avec leurs congénères et sont totalement dépourvus de motivation – si ce n’est le goût du pouvoir et de l’argent. […] De par leur conduite quotidienne, ils s’installent en marge de l’humanité solidaire. Ce sont des êtres perdus. »

« La privatisation du monde affaiblit la capacité normative des États. Elle met sous tutelle les parlements et les gouvernements. Elle vide de leur sens la plupart des élections et presque toutes les votations populaires. Elle prive de leur pouvoir régulateur les institutions publiques. Elle tue la loi. De la République, telle que nous l’avons héritée de la Révolution française, il ne reste désormais plus qu’un spectre. ».

« La rationalité marchande ravage les consciences, elle aliène l’homme et détourne la multitude d’un destin librement débattu, démocratiquement choisi. La logique de la marchandise étouffe la liberté irréductible, imprévisible, à jamais énigmatique de l’individu. L’être humain est réduit à sa pure fonctionnalité marchande. […] De la Chine au Honduras, au Mexique et au Guatemala, la Corée du Sud aux Philippines, l’esclavage contemporain frappe aujourd’hui près de 30 millions d’êtres humains. »

« Les traders […] sont la quintessence du capitalisme financier : une passion démentielle du pouvoir et du profit les anime, une volonté inépuisable d’écraser le concurrent les dévore. […] Ils produisent de l’or avec du vent. »

« Un cauchemar hante les responsables des banques centrales : que le système capitaliste lui-même puisse un matin être balayé par la réaction en chaîne et les effondrements successifs des pyramides de crédit, provoqués par des traders malchanceux ou criminels… »

« […] De vastes conglomérats agroindustriels sont constamment à la recherche de nouvelles terres pour étendre leurs plantations ou accroître l’élevage extensif des bœufs. C’est pourquoi ils brûlent annuellement des dizaines de milliers d’hectares de forêts vierges. […] Sur notre planète, on compte actuellement environ 250 millions de femmes, d’hommes et d’enfants de toutes nationalités, de toutes origines ethniques qui errent sur les routes, quittant une terre natale devenue poussière et pierre. »

« Partout au Nord, mais aussi au Sud, le combat prioritaire mené par les oligarchies contre la puissance publique se concentre sur l’impôt. Combat, hélas, très souvent victorieux. Notamment en Europe.  […] Les plus puissants parmi les prédateurs recourent à une méthode radicale : ils installent une ou plusieurs sociétés holdings gouvernant leurs empires dans un paradis fiscal. Ils échappent ainsi totalement à toute forme d’impôts ou de contrôle public de leurs activités. »

« L’organisation mondiale du commerce (OMC) est certainement la machine de guerre la plus puissante entre les mains des prédateurs. […] En Chine, […] des centaines de milliers de prisonniers politiques, de gens appartenant à des mouvements religieux tel le « Falun Gong », à des minorités ethniques ou aux peuples asservis du Tibet sont enfermés dans des camps de travail forcé. Ils fabriquent, sous la contrainte, des composants électroniques utilisés dans les appareils électroménagers. Ces produits sont ensuite exportés par l’État chinois au Japon, en Corée du Sud et à Singapour. Grâce à l’OMC, les produits du travail esclave jouissent donc, eux aussi, d’un libre accès au marché mondial. »

« La Banque mondiale exerce sur la planète un pouvoir immense. […] Elle seule, aujourd’hui, alloue des crédits aux pays les plus démunis. »

« Si le FMI s’attaque parfois à de vrais problèmes, il applique des méthodes erronées. […] Les privatisations sont au cœur du dogme des maîtres et de leurs mercenaires. Chaque fois qu’un ministre quémandeur se rend à Washington pour obtenir une rallonge de crédit, les charognards du FMI lui arrachent un nouveau lambeau de l’industrie du secteur public de son pays. »

« Aucun gouvernement d’aucun pays endetté du tiers-monde n’a la moindre chance d’opposer au FMI une politique souveraine, orientée vers la satisfaction des besoins de son propre peuple. »

« L’aveuglement idéologique, la cécité pour cause de préjugés, d’hommes et de femmes souvent douées d’une grande intelligence personnelle sont un mystère qui traverse l’histoire. Malgré leurs indéniables qualités intellectuelles, leurs savantes études, leurs diplômes, leur érudition, les fonctionnaires du FMI semblent insensibles aux désastres qu’ils provoquent, sourds aux cris de leurs victimes et dépourvus d’odorat quand monte l’odeur de l’argent du sang amassé par les prédateurs. […] Aucun trouble n’affecte leur conscience. »

L’espoir : la nouvelle société civile planétaire

« La société civile […] vit aujourd’hui une renaissance spectaculaire. Elle est le lieu où se déploient de nouveaux mouvements sociaux, où s’affirment des fonctions et des structures inédites, où s’inventent des rapports nouveaux entre les hommes et les nations, où se pensent le monde et la société en dehors des canons figés de la Doxa dominante ou de sa négation habituelle. »

« L’homme concrétise sa liberté dans l’acte librement choisi. Les bolcheviques et leurs disciples à travers le monde ont aboli la liberté du choix. Le besoin de transcendance et donc de religion a, lui aussi, été nié. Hélas. »

« La générosité est le grand ressort de pratiquement tous les mouvements qui, sur les cinq continents et sous les formes les plus diverses, luttent aujourd’hui contre les oligarchies du capital mondialisé. »

« Les luttes s’inventent sur le terrain. Elles ne se décrètent pas. Mais les forces sont dispersées. Il faut donc construire des fronts. […] On peut schématiquement en répertorier six : les organisations ouvrières et syndicales ; les mouvements paysans ; […] celui que tiennent ces femmes qui, partout dans le monde, luttent contre la discrimination sexuelle […] ; les peuples autochtones et leurs sociétés traditionnelles, précapitalistes […] ; les mouvements, associations et partis écologiques […] ; une sixième catégorie de front de résistance […] réunit les grands mouvements sociaux (ou ONG) qui ne se limitent pas à une intervention sectorielle, mais prétendent penser, critiquer et combattre l’ordre planétaire du capital financier dans sa totalité. […] Tous ces nouveaux mouvements et ONG […] pratiquent la contestation hyperactive, quasi permanente, qui ne laisse aucun répit à leurs adversaires. L’extrême mobilité intellectuelle et organisationnelle préside à leurs actions. Ils soignent comme un trésor leur singularité respective. ».

« La nouvelle société civile planétaire répond à la concentration mondiale des pouvoirs des maîtres par une nébuleuse fragmentée »

 « […] Dès que les maîtres du monde ou leurs mercenaires annoncent la tenue d’un de leurs sommets mondiaux […], les combattants de l’espoir organisent dans la même ville et aux mêmes dates un forum alternatif. […] Depuis Seattle et jusqu’à ce jour, la morosité règne au 154, rue de Lausanne à Genève. Après Seattle, l’OMC n’a plus osé organiser une conférence dans un pays démocratique. La dernière en date (novembre 2001) a eu lieu à Doha, dans l’émirat du Qatar… »

« À quelque continent, peuple ou organisation qu’ils appartiennent, les combattants de l’espoir sont généralement des gens pacifiques. […] En revanche, la violence répressive mise en œuvre par les forces militaires ou policières des états abritant les sommets ne cesse de s’accroître. »

« Une deuxième méthode de combat […] est l’organisation de grandes marches. Il peut s’agir de traverser toute une ville, tout un pays ou même plusieurs pays. […] Une dernière est celle de la réappropriation de l’espace public, utilisée par certains mouvements anglo-saxons. »

« Les prédateurs et leurs mercenaires ont en horreur la norme d’État. Pourtant, ils utilisent volontiers le vocabulaire étatique. C’est ainsi qu’ils nomment « parlement virtuel » le marché libéralisé. […] Et c’est le parlement virtuel qui, de plus en plus, décide du destin des hommes et des choses. […] Prétendre restaurer l’État national républicain serait absurde. Les prédateurs et leurs mercenaires ont sapé ses fondements en privatisant le monde. Mais ils ne sont pas parvenus à briser l’espoir, le rêve de liberté enfouie au plus profond de l’homme. »

« La nouvelle société civile planétaire revendique le droit à la vie. […]  […] Plus de 60 000 hommes et femmes, venus des cinq continents et appartenant à plus de 2 000 mouvements sociaux différents, se sont retrouvés en 2002 au second forum social mondial de Porto allègre, au Brésil. Ils exigent l’abolition du FMI et de l’OMC ; la suppression des paradis fiscaux, des rating agencies et de l’indépendance des banques centrales ; la fermeture de la bourse des matières premières agricoles de Chicago ; l’interdiction des brevets sur le vivant et des OGM ; la remise sans contrepartie de la dette extérieure des pays du tiers-monde ; l’introduction de la taxe Tobin et du contrôle public des fusions d’entreprises ; la création au sein de l’ONU d’un Conseil de sécurité pour les affaires économiques et sociales ; la revendication des droits économiques, sociaux et culturels de l’homme et leur prise en compte par le droit positif. »

« La société civile fraternelle et solidaire, plus libre et plus juste qui naîtra sur une planète débarrassée des prédateurs est en voie de création. […] Des milliers d’êtres à travers le monde sont à présent réveillés. N’acceptant pas la privatisation du monde, ils ont décidé de s’organiser, de lutter pour un autre monde. »

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Sans commentaire…

Condamné pour avoir frappé son
épouse qui avait relevé son voile

Cliquer
sur l’image pour l’original de la dépêche du 25/07

MARSEILLE (Reuters) – Le tribunal correctionnel de Marseille a
condamné à deux ans de prison dont six mois ferme un
homme qui avait frappé à coups de poing son épouse
parce qu’elle avait relevé sur son cou son voile islamique,
apprend-t-on de source judiciaire.

L’homme, âgé de 30 ans et de nationalité
algérienne, a été placé sous mandat de
dépôt et incarcéré après l’audience
en comparution immédiate.

Ce maçon lillois en vacances à Marseille avec sa
femme était poursuivi pour violence volontaire sur conjoint
ayant entraîné une ITT de plus de 8 jours.

Les faits se sont déroulés jeudi sur un parking face
aux plages du Prado à Marseille. Pour cause de chaleur,
Djamila, 24 ans, de nationalité française, avait relevé
son foulard islamique au dessus de son cou, ce que son mari n’a pas
supporté.

C’est un passant, voyant la jeune femme ensanglantée, qui a
alerté les policiers qui ont interpellé l’homme.

La victime, qui souffre d’une fracture au nez et qui s’est
présentée voilée au tribunal, n’a pas demandé
de dommages et intérêts.

Le parquet de Marseille avait requis une peine de huit mois de
prison dont trois avec sursis.

François Revilla, édité par Nicole Dupont

read below for restriction,
©2008 Reuters

http://www.dailymotion.com/related/x ….. _violence-conjugale-campagne-gouvern

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Padmasambjâva

D’après Padmasambhâva, les
étapes du progrès spirituel dans la "Voie directe"
se succèdent comme suit :

   1° 
Lire une grande quantité de livres sur des religions et des
philosophies différentes. Ecouter les discours de beaucoup de
savants et de maîtres professant des théories diverses.
Expérimenter soi-même nombre de méthodes de
toutes espèces.

   2°  Choisir
une doctrine entre toutes celles que l’on a examinées et
délaisser les autres, de même que l’aigle choisit sa
proie au milieu d’un troupeau.

   3° 
Demeurer dans une situation modeste, avoir une apparence très
humble, s’effacer, ne pas chercher à être un grands du
monde. Mais derrière cette façade d’insignifiance,
élever son esprit très haut et planer très
au-dessus de tous les honneurs et de la gloire terrestre.

  
4°  Etre indifférent à tout. Agir comme le
chien ou le porc qui mangent ce que l’occasion leur fournit. Ne point
choisir entre les choses qui se présentent. Ne faire aucun
effort pour obtenir ou pour éviter ; prendre ce qui vient,
richesse ou pauvreté, louanges ou mépris. Cesser
de distinguer entre vertu et vice, glorieux et honteux, bien et mal.
Ne point s’affliger, se repentir, ou concevoir de regrets, quoi que
l’on ait pu faire et, d’autres part, ne se féliciter ni se
réjouir, ni s’enorgueillir de rien.

  
5°  Contempler sans s’émouvoir, avec un esprit
détaché, le conflit des opinions et les divers genres
d’activité des êtres. Penser : "Telle est la
nature des choses, la façon d’être des individualités
différentes."
Regarder le monde comme un homme sur la
plus haute montagne de la région regarde, au-dessous de lui,
les vallées et les cimes de moindre élévation
que la sienne.

   6°  La sixième
étape ne peut pas se décrire, elle équivaut à
la compréhension du vide.

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